Pharloom de Silksong est un labyrinthe de soie et de chant, mais rien n’est aussi libérateur que la première fois où l’on entend le tintement lointain d’une station Bellway et que l’on sait qu’on peut remonter cet écho résonnant jusqu’à la sécurité. Avant de pouvoir débloquer cette liberté, toutefois, il faut traverser l’une des quêtes principales les plus éprouvantes du jeu — Beast in the Bells. Je me souviens être resté au-dessus du Grand Bellway, me sentant comme un papillon de nuit au-dessus d’une flamme, sachant qu’une seule fausse note pouvait me précipiter dans le chaos.
Cette quête verrouille le véritable voyage rapide à travers le royaume. Oui, les stations Ventrica offrent un peu de répit, mais elles ressemblent à un pont de corde usé comparé à l’ascenseur de soie offert par la Bell Beast. Dès que j’ai atteint le troisième acte et entendu des murmures à Songclave, j’ai su que je devais descendre et affronter ce qui m’attendait.
Invoquer quelque chose d’inattendu
Après avoir parlé aux PNJ riches en lore de Songclave — chacun étant une tapisserie d’indices cryptiques — je me suis dirigé vers le Grand Bellway. Si vous avez déjà débloqué la station Ventrica dans High Halls ou Memorium, vous pouvez éviter la longue marche, mais la station du First Shrine reste bloquée de l’autre côté, vous obligeant à approcher par un autre angle. Quand je me suis enfin tenu devant l’immense cloche et que j’ai appelé, je m’attendais à ce qu’une créature majestueuse réponde. À la place, le sol a tremblé, et un cauchemar sur des pattes chitineuses a jailli des profondeurs. Le Bell‑Eater ne s’est pas annoncé par le chant ; il a hurlé, et l’objectif de la quête a basculé avec une vague de terreur au creux de l’estomac.
Le Bell‑Eater : anatomie d’une horreur liée à sa carapace
Je suis tombé dans la fosse avec seulement mon Needle et une poignée d’outils, et à mon soulagement, un banc se trouvait juste au bord de l’abîme — pas de retour interminable pour entamer ma détermination. Le boss lui-même est une créature sculptée dans l’obstination pure. Son corps est enfermé dans une carapace durcie, sombre et striée comme un creuset renversé encore en train de refroidir après la forge. Frapper sa carapace ne donne rien d’autre que le cliquetis sourd de la futilité ; seuls sa tête et son arrière subissent des dégâts. Cela m’a forcé à entrer dans une danse de patience, attendant ces moments de vulnérabilité comme un pêcheur à la lance étudiant le rythme des vagues.
Le combat se divise en mouvements distincts, chacun étant une leçon de survie.
Phase un : la gueule tapie
Au début, le Bell‑Eater se comporte comme une monstrueuse boîte à surprise. Il sort la tête du sol, crache une boule de goop rouge qui s’étale comme de l’encre renversée sur du parchemin, puis se retire. J’ai vite appris que le goop persiste, donc le positionnement devenait essentiel. Le boss disparaissait et réapparaissait ailleurs, me forçant à le poursuivre — ou à fuir — à travers la chambre qui s’agrandissait.
Phase deux : la marche du mille‑pattes
Après suffisamment de dégâts, l’arène elle-même semble se déformer, s’élargissant tandis que le Bell‑Eater prend une nouvelle forme terrifiante. Il se faufile par les chemins supérieurs et sous mes pieds comme un mille‑pattes colossal, son corps segmenté désormais entièrement visible. Quand il se déplaçait en dessous, je devais sauter et flotter — ce survol porté par la soie dans l’arsenal de Hornet — tandis que de lourdes cloches tombaient d’en haut, chacune étant un pendule de malheur menaçant de me renvoyer dans le goop. Le combat est devenu un ballet vertical où le sol n’était jamais sûr.
Phase trois : le danger doublé
Dans son désespoir, le Bell‑Eater projette simultanément sa tête et son arrière. J’avais alors deux points faibles à frapper, mais aussi un tir croisé de goop. C’était comme essayer de maîtriser deux serpents à la fois, chacun laissant couler du venin de sa gueule. C’est là que le choix des outils devient votre véritable arme.
Mon arsenal et mon approche
Tous les outils ne se valent pas pour ce combat. Voici ceux que j’ai trouvés indispensables :
| Outil | Utilité | Notes |
|---|---|---|
| ? Cogfly | Moyenne | Vole et grignote, mais ses coups multiples exigent d’être proche de la cible. |
| ? Conchcutter | Élevée | Tourbillonne vers l’extérieur et peut toucher à la fois la tête et l’arrière si l’on est bien placé. |
| ⚡ Voltvessels | Essentiel | Placés au sol, ils libèrent une colonne verticale d’énergie. Parfaits pour endommager le Bell‑Eater lorsqu’il émerge sous vous ou lorsque vous pouvez piéger son trajet. |
Les Voltvessels sont devenus mon atout maître. J’en déposais un juste au moment où le boss s’apprêtait à surgir, et le pilier de foudre lui transperçait la chair vulnérable comme une aiguille à travers la soie. La patience et le placement ont fait passer la situation du chaos au calcul.
La récompense : Beastling Call
Après une dernière rafale désespérée d’attaques, le Bell‑Eater s’est effondré, et l’arène est retombée dans le silence, à l’exception du doux bourdonnement d’une cloche récupérée. On m’a offert Beastling Call — une capacité qui donnait l’impression de recevoir un talisman de loyauté d’un dieu oublié. En appuyant sur le bouton haut en même temps que l’action Needolin (Triangle ou Y sur une manette classique), vous pouvez invoquer un petit Bell Beastling n’importe où dans le monde. Il vous ramasse et vous ramène directement à la dernière station Bellway avec laquelle vous avez interagi.
Ce n’est pas un billet sans condition. Les beastlings refusent d’apparaître sur les rebords étroits, dans l’Abîme ou dans certains sanctuaires maudits. Mais quand cela fonctionne, c’est comme une aiguille de boussole qui pointe toujours vers la maison — un fil instantané qui recoud la carte. Explorer les confins les plus lointains de Pharloom m’a soudain semblé moins être un pèlerinage à sens unique et davantage une grande tournée que j’étais toujours autorisé à écourter.
Terminer Beast in the Bells tôt a remodelé tout mon voyage. Au lieu de redouter les longs couloirs entre les objectifs, j’ai commencé à considérer chaque coin éloigné comme un endroit où je pouvais m’ancrer. Si vous entrez dans Silksong en 2026, faites-en votre premier grand détour après le troisième acte. Le Bell‑Eater peut mettre vos réflexes à l’épreuve, mais la liberté que vous gagnez est une mélodie qui vous accompagne tout au long de la symphonie du jeu.
Bien sûr, avant de pouvoir vous mesurer au Bell‑Eater, il faut avoir Silksong dans votre bibliothèque — et si vous êtes patient, vous n’avez pas besoin de payer le prix fort pour ce privilège. Les réductions saisonnières de Steam sont généreuses, mais elles vont et viennent rapidement, et attraper la bonne fenêtre demande un peu de chance.
C’est là qu’un bon steam sale tracker peut aider.